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Les militants mobilisés et engagés à La Rochelle

Militants socialistes de l'Ain à la Rochelle

Militants socialistes de l’Ain à la Rochelle

Une quinzaine de militants se sont rendus à la Rochelle les 23, 24 et 25 août dernier, autour de Florence Blatrix, pour échanger, militer, se former et se mobiliser.

 La rochelle c’est trois jours de débats, 4 000 militants sur place, 20 000 sur le web, 14 séances plénières, 36 ateliers, 250 intervenants, des centaines d’élus et des milliers de followers(*). Ce rendez-vous annuel permet à des militants de toutes les générations, de toutes les régions et de toutes les sensibilités de se retrouver afin de travailler ensemble, de se mobiliser autour de l’action du gouvernement et des valeurs communes.

Unis. Les réformes plus fortes que les querelles.

Sur un soupçon de querelles et de polémiques, inhérentes à toute rentrée politique, tous les dossiers engagés ont été présentés et expliqués par les ministres concernés, les élus et les responsables du Parti Socialiste. Ségolène Royal a donné le coup d’envoi en invitant la majorité à s’engager plus avant contre le cumul des mandats,  Manuel Valls a réaffirmé son combat en faveur de « l’ordre républicain » : «D’aucuns se délecteraient de voir la Justice et l’Intérieur s’écharper. Christiane Taubira est une amie, une ministre dont chacun connaît les qualités. Depuis un an, nous travaillons ensemble. La Justice et l’Intérieur représentent l’autorité, une valeur qui a trop d’importance pour être sacrifiée sur l’autel des égos», a-t-il affirmé. «Je suis de gauche, et fier de l’être»

Christiane Taubira, quant à elle, a expliqué la prochaine réforme pénale, jugeant que «la prison ne peut remplir son rôle actuellement » et que «les sorties sans encadrement sont des facteurs aggravants pour la récidive et donc un danger pour la société», la ministre a souligné son intention de «réduire de façon drastique les sorties sèches», c’est-à-dire «sans contrôle et sans contrainte alors que nous savons qu’il faut un retour progressif à la liberté».

Puis Michel Sapin  a renouvelé sa détermination à inverser la courbe du chômage.  Et Vincent Peillon, qui a rappelé qu’une charte de la laïcité sera affichée dans tous les établissements dès le mois de septembre. Et Marisol Touraine. Et Laurent Fabius. Et Martine Aubry. Et Michel Rocard. Et Arnaud Montebourg. Et Najat Vallaud Belkacem…

Alors que les ténors d’un autre parti organisent leur rentrée chacun de leur cotés, il y a les ministres aux responsabilités, rassemblés et mobilisés autour de l’engagement commun, celui que François Hollande a fait devant les Français.  Jean-Marc Ayrault conclura: «Il n’y a pas deux approches, deux politiques. Il n’y a qu’une une seule ligne au sein du gouvernement que je conduis : c’est celle de l’efficacité ! ».

La lutte contre l’extrême droite : une priorité !

Une séance plénière était consacrée à la lutte contre l’extrême droite car il utile de rappeler qu’ «Il n’y a pas de Front national light».  Le député de Seine Maritime Guillaume Bachelay, a tancé ceux qui, à l’UMP, voudraient «faire du covoiturage, sans voir que pour la République ce serait le code de la déroute». Et a appelé à combattre le «bloc» de droite qui veut «une revanche idéologique contre mai 1968, historique contre mai 1981 et politique contre mai 2012». Juste rappel sur la sortie de l’euro : « L’Europe éclaterait, nos agriculteurs, premiers bénéficiaires de la PAC, verraient leurs revenus chuter, la dette augmenterait, les taux d’intérêts aussi…»  Le FN est le même qu’avant en pire. Parce que plus ambitieux, il est aussi plus dangereux : il veut réellement exercer le pouvoir.

Harlem Désir a rappelé aussi que le combat des militants sera culturel, idéologique et électoral. Contre ce « bloc droitier ultra réactionnaire, qui joue sur les peurs, qui alimente les haines », contre ceux qui «veulent dresser les Français les uns contre les autres ». Le Premier secrétaire ne souhaite pas laisser « notre pays livré aux allumeurs de haines».

« Nous, nous devons être le parti des idées nouvelles. Notre rôle c’est d’agir au présent et de penser au futur ».

Le premier secrétaire a aussi annoncé la mise en place d’une «direction stratégique de campagne » et a rappelé, en regardant un peu à gauche que « La gauche n’a pas besoin d’excès individuels, elle a besoin d’efforts collectifs.»

L’Ain, un territoire au cœur d’un atelier

Florence Blatrix intervenait aux cotés de George-Pau Langevin, Ministre déléguée à la réussite éducative lors de la table ronde « Réparer la fracture territoriale : ruralité, périurbains, banlieue » où il était question de notre volonté de reconstruire l’aménagement du territoire et de tenir la promesse républicaine :  celle d’avoir la même égalité des chances quelles que soient les origines et  les lieux d’habitation.

Florence a rappelé la fracture des territoires, l’éclatement dû à l’essor démographique et a soulevé le souci de proximité indispensable des services à la personne. C’est l’école qui évite les « villages dortoirs », c’est la lutte contre les déserts médicaux, c’est aussi le développement de l’enseignement supérieur avec le pôle universitaire de Bourg en Bresse. C’est le développement de l’accès au sport et à la culture pour tous. C’est le Haut Débit partout.

Florence Blatrix a témoigné de son expérience dans le département de l’Ain et a rappelé que les services à la population doivent être pensés avec le développement démographique et en cohérence avec les services publics.

Un repas fédéral sous le signe du dialogue et de la camaraderie.

La fédération a organisé un dîner permettant aux militants de l’Ain de se retrouver. Ne pas oublier l’objectif commun, partager ses expériences, débattre de ses positions personnelles, témoigner du militantisme parfois difficile dans les circonscriptions du département et se rencontrer. Simplement. Avec ses difficultés personnelles ou communes, et les rêves d’égalité, de liberté et de justice sociale pour demain.  Les écarts d’âges, les différences des territoires, les modes de vies des sections ont été autant d’éléments d’échanges et de partages.

Les sujets ont été nombreux : expériences personnelles, ne pas se résigner face aux inégalités, lutter contre la précarité, soutenir les réformes et continuer à réfléchir, proposer et innover.

Parce que ce qui rassemble les militants au-delà des préoccupations et des obstacles quotidiens, c’est l’expérience, la motivation et le partage. Ce qui permet de transmettre ce réel objectif de transformer une société méprisante en une société plus juste. Ce dîner a permis aux militants de  faire tomber les barrières, les préjugés et les sensibilités, permettant une solide camaraderie et un début d’union à consolider.

Mobilisés, combatifs, les militants du département sont donc repartis avec les explications des réformes engagées, les encouragements de camarades de toute la France et des échanges fructueux. Prêts pour les prochaines échéances. En fait il y a trois choses de vraies : la démagogie de Marine Le Pen, la division de la droite et la volonté républicaine du Parti Socialiste. Puisque les deux premières dépassent tout entendement, il reste à se concentrer sur la dernière et se battre pour défendre les valeurs socialistes et gagner. En avant, militants !

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