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Communiqué de presse : Projet de loi de finance : La droite en rêvait, La République En Marche l’a fait !

On connaissait la nuit du 4 août qui a abrogé les privilèges ; on connait désormais la nuit du 20 octobre qui les a rétablis.
Le projet de loi de finance s’est déroulé en deux manches.

La première a consisté à s’attaquer à la justice fiscale par un cadeau de 3 milliards d’euros aux plus aisés avec la suppression de l’ISF pour un coût de 3 milliards d’euros. Alors que les socialistes avaient aligné la fiscalité du capital sur celle du travail, LREM a fait marche arrière en rétablissant la flat taxe qui plafonne la fiscalité du capital à 30% pour un coût de 2 à 4 milliards d’euros. Enfin, la suppression de la taxe sur les transactions financières « intraday » qui permettait de taxer les spéculateurs en bourse qui pratiquaient des achats et reventes d’actions dans la même journée pour un coût de 2 à 4 milliards d’euros.

La deuxième manche a consisté à trouver les 7 milliards pour compenser les cadeaux aux plus riches. Ce sont les foyers modestes et la classe moyenne qui devront en payer le coût : augmentation de la CSG, hausse du forfait hospitalier, baisse des APL, le report du 1/3 payant, fiscalisation des intérêts des plans épargne logement (PEL), licenciement des emplois aidés, amputation de l’allocation jeune enfant, baisse des dotations aux collectivités locales, diminution des aides aux postes destinées aux entreprises adaptées qui accueillent des travailleurs handicapés.

Pourtant, une autre voie est possible, une voie qui respecte les contraintes budgétaires de la France tout en instaurant une justice sociale, fiscale et territoriale : c’est le sens du contre budget présenté par les députés socialistes du groupe Nouvelle gauche.