PS Ain |

Le site des socialistes de l'Ain

Repartons, ensemble, au combat !

🌹✊💪 Ensemble, prenons Parti !

Rejoignez notre newsletter 👉 https://www.parti-socialiste.fr/newsletter/

Publiée par Parti Socialiste sur Lundi 25 novembre 2019

Parti socialiste – un an d’engagement aux côtés des français

Congrès des Maires : Le Président de la République dit avoir « tant appris » des Maires, mais il n’a toujours « rien compris » à la décentralisation

Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste et Député de la 11ème circonscription de Seine-et-Marne (77)

Maxime Sauvage, Secrétaire national à la République des territoires

Le Président de la République s’est exprimé cet après-midi à l’occasion du 102ème Congrès des Maires et des Présidents d’intercommunalité de France. Durant son intervention, il a répété à plusieurs reprises avoir « tant appris » de ses échanges avec les Maires de France et a souhaité approfondir la décentralisation.

Or il y a les paroles et il y a les actes.

Depuis deux ans, le Président de la République et son gouvernement remettent en cause les principes essentiels de la décentralisation, à savoir la libre administration et l’autonomie financière des collectivités territoriales.

Le projet de loi de finances pour 2020, actuellement en discussion au Parlement, en est la dernière illustration.

Depuis 2018, les dépenses des collectivités territoriales sont encadrées, par le biais de contrats léonins, ce qui laisserait penser que les maires et présidents de département ou de région ne sont pas responsables pour gérer leur budget. Encore faut-il rappeler que les collectivités, dans leur ensemble, dégagent un excédent budgétaire depuis 2016, à l’inverse de l’État qui a creusé son déficit à près de 98 milliards d’euros en 2019.

Dans le budget 2020, ce sont désormais les recettes des collectivités qui sont ciblées.

Supprimer un impôt injuste, en l’occurrence la taxe d’habitation, ne garantit pas une fiscalité plus juste. Près de 5,1 millions de foyers ne payaient déjà aucune taxe d’habitation et ne bénéficieront donc pas de cette mesure, tandis que les 20 % des Français recevront 8 milliards d’euros, soit autant que les 80 % des Français issus de la classe moyenne qui la paie. Avec la fin de la taxe d’habitation, c’est un nouveau cadeau fiscal pour les plus aisés.

Par ailleurs, la suppression de la taxe d’habitation ne sera pas intégralement compensée aux communes. en 2020, ce seront 250 millions d’euros qui manqueront aux communes et intercommunalités. S’agissant des départements, ils perdront en 2021 leur principal levier fiscal alors qu’ils doivent répondre à des besoins sociaux toujours plus croissants.

Comme l’année dernière, le Président de la République se dit favorable à une réforme des dotations, mais sa majorité se garde bien de l’engager à l’Assemblée nationale. Il y a pourtant urgence, car le système actuel permet au Gouvernement de reprendre d’une main ce qu’il s’engage à donner de l’autre.

Par exemple, certaines mesures du projet de loi dit Engagement et proximité annoncées par le Gouvernement en faveur des élus locaux seront finalement payées par les collectivités elles-mêmes.

Enfin, le Gouvernement transfère, de manière insidieuse, une partie de ses dépenses aux collectivités. Avec la fermeture des trésoreries, c’est un service public de proximité qui disparaît. Si les Maisons France Service ont notamment vocation à remplacer certaines des trésoreries fermées, leur coût devra en partie être pris en charge par les collectivités.

Force est de constater que le Président de la République n’a toujours « rien compris » à la décentralisation

Les Maires n’attendent pas des paroles enjôleuses mais de la confiance pour s’administrer librement, dans le respect de leur autonomie financière.

Une nourriture et une agriculture de qualité pour tou-te-s !

AGIR À GAUCHE DANS NOS TERRITOIRES

Une nourriture et une agriculture de qualité pour tou-te-s !

Urgence climatique, chute de la biodiversité, augmentation des inégalités et de la précarité : nous savons que nous devons changer en profondeur nos façons de produire et de consommer.

Pour sauver la planète, qui est notre maison commune, mais aussi et surtout pour sauver l’humanité et la protéger contre ce qui la menace le plus : l’exploitation sans limites des ressources naturelles, la dérive productiviste basée sur la course aux prix bas et le moins-disant environnemental et social, la financiarisation de l’économie et le développement insupportable des inégalités.

Pour sortir de cette impasse, nous devons penser autrement le monde, penser autrement l’humanité.

L’agriculture et l’alimentation, comme les sols, les forêts et les océans, sont au cœur des transformations que nous devons conduire :

Pour des raisons sociales, car l’alimentation touche à la dignité de la personne, qu’il convient de tout faire pour mettre un terme à la précarité alimentaire des plus démunis et qu’une bonne alimentation est un facteur majeur de santé publique ;
Pour des raisons environnementales (pollution des eaux et des sols, effondrement de la biodiversité, urgence climatique…), car l’agroécologie permet de stocker plus de carbone dans les sols et de diminuer fortement l’impact négatif des pratiques agricoles dépendantes des énergies fossiles et des produits phytosanitaires ;
Pour des raisons économiques, car la relocalisation des productions agricoles et les circuits courts permettent une meilleure rémunération des agriculteurs et la création d’emplois attractifs, contribuant ainsi au développement des territoires.

Après avoir permis une augmentation importante de la production agricole, dans le cadre de la « Révolution verte » basée sur une forte consommation d’intrants (pesticides, engrais, énergies fossiles), ce système montre aujourd’hui ses limites : les agriculteurs sont de plus en plus nombreux à ne pas vivre correctement de leur métier, alors que les citoyens et les consommateurs ont le sentiment que leurs attentes ne sont pas prises en compte, compte tenu du développement d’une nourriture industrielle et uniformisée constituée d’aliments ultra-transformés, riches en « calories vides » et pauvres en nutriments.

C’est dans ce contexte que se développe un climat de défiance entre citoyens et monde paysan, entre urbains et ruraux, entre villes et campagnes. Ce n’est pas une fatalité ! Une autre voie est possible, celle d’une social-écologie appliquée aux politiques agricoles et alimentaires !

La situation impose également de revoir le cadre de la régulation de la production agricole et des échanges commerciaux. La nourriture n’est pas une marchandise comme les autres !

Une nouvelle Politique agricole et alimentaire commune (PAAC) est nécessaire, afin d’accompagner la transition agroécologique et de réduire les inégalités entre les hommes et les territoires de notre pays. Une nouvelle génération de traités internationaux est également nécessaire pour organiser un commerce juste, permettant de lutter contre le dumping social et environnemental et de respecter les souverainetés alimentaires.

Les socialistes et l’agriculture

Quelques réformes majeures conduites par les ministres socialistes de l’Agriculture : création de l’Office du blé (ancêtre de l’ONIC) en 1936 par Georges Monnet dans le gouvernement du Front populaire, adoption du statut du fermage et du métayage, création des CUMA, mise en place des prêts d’installation aux jeunes agriculteurs en 1946 à l’initiative de François Tanguy-Prigent, lois d’orientation agricole (1960 et 1962) par Edgard Pisani, inscription de l’agroécologie au cœur des politiques agricoles et alimentaires par Stéphane Le Foll en 2014.

Autres réformes d’importance conduites par les gouvernements socialistes après 1981 : reconnaissance du pluralisme syndical, mise en place du dispositif d’aide aux agriculteurs en difficulté, mise en place des quotas laitiers, multifonctionnalité de l’agriculture et mise en place du Contrat territorial d’exploitation (CTE), appellations d’origine protégées, lutte contre le gaspillage alimentaire…

Du Front populaire à nos jours, malgré un contexte syndical et politique parfois hostile, les socialistes, lorsqu’ils ont été en responsabilité, ont mis en œuvre des réformes progressistes, favorables aux paysans, aux consommateurs et à l’environnement.

Justice et progrès social, associés à une intervention publique de régulation des marchés, sont les principes directeurs d’une politique de gauche pour l’agriculture et l’alimentation, qui s’inscrit pleinement dans les objectifs de protection de l’environnement et de la biodiversité.

Au cours des dernières années, des propositions concrètes[1] ont été formulées par le PS :

Pour accompagner la transition vers un modèle respectueux de la santé, de l’environnement, du travail des agriculteurs ainsi que des attentes de nos concitoyens : https://www.parti-socialiste.fr/wp-content/uploads/2018/01/Vers-de-nouvelles-politiques-pour-l-alimentation-et-l-agriculture.pdf
Pour penser autrement les mobilités et les échanges entre villes et campagnes et renforcer ainsi les territoires ruraux : https://www.parti-socialiste.fr/wp-content/uploads/2018/01/L-avenir-des-territoires-ruraux.pdf
Pour défendre une action publique forte en faveur de la forêt, afin d’inscrire sa multifonctionnalité au cœur des projets des territoires : https://www.parti-socialiste.fr/wp-content/uploads/2018/01/La-foret-une-vision-socialiste.pdf

Les élections municipales de mars 2020 permettent de montrer que les collectivités de gauche, des métropoles aux intercommunalités rurales, des départements aux régions, ont mis en place de nombreuses initiatives visant à développer des politiques locales dans les domaines de l’agriculture, du foncier, de l’alimentation et de l’aménagement du territoire, en relation étroite avec les citoyens et les milieux associatifs. Des politiques en faveur de l’approvisionnement local et des circuits courts (notamment en agriculture biologique), du soutien aux personnes les plus démunies pour leur permettre de disposer d’une alimentation de qualité, d’actions pour réduire le gaspillage alimentaire…

C’est aussi au niveau local que peuvent être conduits les projets de transformation vers des systèmes agricoles et alimentaires durables, et permettre ainsi de renouer le lien de confiance entre agriculteurs et consommateurs, en assurant des prix rémunérateurs aux producteurs, des produits de qualité pour le consommateur et des pratiques agricoles favorables à l’environnement.

Nos propositions sont autant de contributions au projet social-écologique du Parti socialiste.

agir-nourriture

Actualités

« Page précédente Page suivante »