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URSULA VON DER LEYEN, PRÉSIDENTE DE LA COMMISSION EUROPÉENNE ? POUR NOUS C’EST NON !

COMMUNIQUÉ DE LA DÉLÉGATION SOCIALISTE FRANÇAISE AU PARLEMENT EUROPÉEN

URSULA VON DER LEYEN, PRÉSIDENTE DE LA COMMISSION EUROPÉENNE ? POUR NOUS C’EST NON !

16 juillet 2019

Aujourd’hui, les eurodéputés français du groupe des Socialistes et Démocrates voteront contre l’investiture d’Ursula von der Leyen à la Présidence de la Commission européenne.

Nous avions été déçus par son audition devant le groupe S&D, et avions appelé à un report du vote. Le long débat de ce matin au Parlement européen ne nous a pas rassurés. Elle n’apporte pas suffisamment de réponses concrètes, même si les progrès, en une semaine, sont indéniables. Mais le diable se cache dans les détails : elle propose un plan de 1000 milliards d’euros sur les 10 prochaines années pour la transition écologique, alors que la Cour des Comptes européenne avance qu’il faudrait 1.115 milliards d’euros chaque année pour atteindre cet objectif.

Mais aussi : quel salaire minimum ? Ursula von der Leyen ne dit rien sur le montant d’un salaire minimal, au Parlement européen nous avons voté 60% du salaire moyen. Un impôt minimum sur les sociétés ? Ursula von der Leyen ne dit rien, pendant la campagne nous avons proposé 20%.

En votant contre Ursula von der Leyen, les eurodéputés français du groupe S&D envoient plusieurs messages forts.

Voter contre Ursula von der Leyen, c’est tout d’abord défendre la démocratie, car sa désignation est un recul sans précédent de la démocratisation de l’Union européenne, en soumettant le Parlement Européen aux injonctions du Conseil.

Voter contre Ursula von der Leyen, c’est refuser les arrangements d’arrière-boutique, une alliance contre-nature entre Emmanuel Macron et Victor Orbàn.

Voter contre Ursula von der Leyen, c’est défendre l’État de droit, refuser les attaques répétées des régimes illibéraux – Pologne, Hongrie – contre les citoyens et la démocratie.

Voter contre Ursula von der Leyen, c’est dénoncer une occasion ratée : l’Europe aurait pu arriver au sommet climat de l’ONU le 23 septembre avec une position claire et ambitieuse. Il n’en sera rien hélas.

Enfin, voter contre Ursula von der Leyen, c’est exiger un changement profond dans les politiques menées à l’échelle européenne.

Si nous devions bloquer aujourd’hui sa nomination, cela montrerait clairement au Conseil que le Parlement européen ne peut pas être considéré comme le junior partner de l’Union et qu’il doit être au cœur de la discussion du fond, du programme de travail des cinq prochaines années, pour ensuite identifier les profils aptes à le mettre en œuvre.

Si elle devait être élue, nous espérons que la Présidente de la Commission et l’ensemble des commissaires seront capables d’entendre enfin la demande de changement qui émane des citoyens.

Nous allons tout faire pour que les revendications des sociaux-démocrates soient au cœur de la négociation qui va reprendre au retour des vacances. À l’automne, nous souhaitons pouvoir voter pour une Commission européenne porteuse d’un projet transformateur pour l’Europe, sur base d’engagements ambitieux, précis et chiffrés.

ANALYSE DU RAPPORT DELEVOYE SUR LA RÉFORME DES RETRAITES

Ce jeudi 18 juillet, le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye a présenté ses préconisations pour la réforme des retraites. Les premiers éléments qui ont été diffusés suscitent plusieurs interrogations :

Sur l’âge légal de départ à la retraite : il va en fait passer à 64 ans.Le gouvernement dit vouloir maintenir l’âge de départ à la retraite à 62 ans, mais le haut-commissaire propose que la retraite à taux plein ne soit versée qu’aux personnes qui prendraient leur retraite à 64 ans. Il y a donc une forme d’hypocrisie qui n’est pas acceptable.

Sur la valeur du point : c’est une zone de gros risque. En théorie, le système à point permet de la lisibilité : chacun saura le nombre de points dont il ou elle disposera. Mais connaître le nombre de points qu’on a, ne signifie pas savoir quel montant de retraite on va avoir. Le système à point est anxiogène si la valeur du point n’est pas clairement précisée.

Cette valeur va-t-elle varier au fil des ans avec la croissance économique ? avec l’inflation ? avec l’évolution de la masse salariale ? Qui pourra modifier cette valeur ? Ne pas dire comment sera calculée cette valeur est inacceptable.

Les retraités actuels ont pu constater que le gouvernement avait largement amputé leur pouvoir d’achat en décidant d’autorité en 2017 d’augmenter leur CSG et de ne pas revaloriser les pensions avec l’inflation. Rien ne dit dans la copie remise par le haut-commissaire qu’une telle situation ne se reproduira pas avec un gouvernement qui déciderait unilatéralement de faire baisser la valeur du point.

Sur la pénibilité : il n’y a rien. Tout le monde est logé à la même enseigne, alors que chacun sait bien que certains métiers sont très pénibles ce qui d’ailleurs se voit sur l’espérance de vie. Nous demandons donc que la pénibilité soit prise en compte dans cette réforme.

Sur les perdants et les gagnants : on ne sait rien. La proposition du haut-commissaire fait des perdants et des gagnants, sans dire lesquels, sans préciser ce qu’ils vont perdre ou gagner, sans indiquer le nombre de perdants et le nombre de gagnants. Nous demandons donc au gouvernement de rendre publiques les simulations dont il disposerait afin que chacun puisse se rendre compte de ce qui l’attend.

Sur les équilibres financiers globaux : on ne sait rien. Nous demandons au gouvernement de nous remettre une copie détaillée, et de nous dire s’il compte utiliser cette réforme pour faire des économies comme il le fait sur la réforme de l’assurance chômage.

Sur la revalorisation des retraites les moins élevées. Nous saluons la proposition visant à augmenter à 85% du SMIC net les retraites les moins élevées pour les carrières complètes, comme par exemple celle des agriculteurs.
Nous observons toutefois qu’en février 2017, l’Assemblée nationale a voté à l’unanimité la hausse à 85% du SMIC des retraites agricoles et que depuis 2 ans, le gouvernement refuse que le vote se tienne au Sénat ce qui permettrait l’entrée en vigueur de cette mesure. Nous espérons que nous n’assisterons pas de nouveau de la part du gouvernement à un décalage entre les paroles et les actes.

Lire aussi : Réforme de l’Assurance chômage : une remise en cause massive de notre modèle social

 

47ème Fête de la Rose de Frangy-en-Bresse – Dimanche 25 août 2019

Communiqué de presse du groupe Socialistes et apparentés à l’Assemblée Nationale : réforme des retraites

Ce jeudi 18 juillet, le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye a présenté ses préconisations pour la réforme des retraites. Retrouvez ci-dessous le Communiqué de presse du groupe Socialistes et apparentés à l’Assemblée Nationale.

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