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Discours d’Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste | Conseil national du mardi 24 novembre 2020

Chers camarades,

Si vous saviez comme j’aspire à vous retrouver dans une même salle,à partager les mêmes débats, les mêmes émotions. Une fois encore, nous tenons notre Conseil national à distance les uns des autres. C’est ainsi… Avançons!

Nous n’avons pas de temps à perdre.

Ces prochains mois revêtent une importance stratégique. Si la commission Debré n’a pas servi de diversion, nous aurons à préparer la campagne des élections régionales et départementales en juin. Cette échéance sera la dernière avant les élections présidentielles. Elle doit confirmer les succès des municipales.

Ces mois doivent aussi être ceux de la préparation de l’élection présidentielle et des législatives qui suivront.

La feuille de route que je m’apprête à dérouler devant vous a cette seule vocation: être prêts.

Ce qui se jouera en 2022 va bien au-delà de notre volonté commune de mettre fin à la présidence actuelle, libérale par conviction, sociale sous seule la contrainte de la crise sanitaire.

Notre pays a besoin de retrouver une boussole qui n’indique pas en permanence, et en même temps, le Nord et le Sud. Notre pays a besoin de retrouver des repères.

En quelques décennies,tout ce qui structurait le pays a vacillé. Jamais l’Histoire n’avait connu une telle accélération. Tout a changé à un rythme inédit.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, laFrance est encore un empire colonial, la religion catholique matrice les vies d’une majorité d’habitants de l’Hexagone, les épouses viennent d’obtenir le droit de vote mais elles n’ont accès à l’ouverture d’un compte bancaire qu’avec l’autorisation de leur mari, l’IVG se pratique clandestinement, la guerre froide domine les rapports internationaux, les Français regardent la télé en noir et blanc sur trois chaînes, la presse écrite n’est concurrencée que par les dîners de famille, le téléphone est encore filaire, la France connaît une croissance continue que rien ne semble freiner, pas même les ressources planétaires… Lire la suite

 

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Sénat : Premières impressions

C’est un grand honneur, mais aussi très impressionnant, d’être choisie par ses concitoyens pour les représenter au Parlement, l’instance dans un système démocratique de l’exercice du pouvoir législatif et de contrôle des autorités exécutives.
Les premiers pas sont nécessairement un peu tâtonnants. Il faut se familiariser avec les dédales du Palais du Luxembourg, avec cette architecture monumentale, certes riche d’histoire mais aussi un peu pesante, avec ses ors et ses pompes. L’organisation matérielle des premiers jours prend non seulement beaucoup de temps, mais génère aussi un peu de stress, au seuil d’une vie nouvelle, entre Paris et le département de l’Ain.

Au-delà, il y a l’adaptation aux us et coutumes d’une institution qui a vu passer des générations de sénateurs (beaucoup moins de sénatrices !), à ses procédures bien huilées, au départ un peu obscures et complexes mais qui ensuite s’éclairent jusqu’à sembler simples, la prise de contacts avec celles et ceux qui au quotidien font fonctionner cette administration, etc…
Le vrai bonheur cependant, c’est de se sentir utile, au cœur du système institutionnel et de l’actualité. Au sein de notre groupe, nous nous sommes répartis au sein des délégations et commissions. Je suis désormais membre de la Commission des Affaires économiques et de la Délégation sénatoriale aux entreprises ; j’intégrerai bientôt la Commission des Affaires Européennes. L’actualité la plus chaude m’a conduite presqu’immédiatement dans un Comité de suivi de l’OPA, en cours mais controversée, du groupe Véolia sur Suez. Je m’y investis beaucoup via de nombreuses auditions.

Nous sommes aussi en plein débat budgétaire, l’occasion d’éplucher les documents qui vont guider l’action de l’Etat dans les différents domaines pendant toute l’année prochaine. Je suis plus particulièrement en charge des participations financières de l’Etat, ce qui est en pleine résonance avec le dossier Véolia/Suez, et plus globalement sur l’ensemble des questions économiques.

Dans le cadre du débat budgétaire, j’ai proposé un amendement demandant un rapport sur l’indemnité de résidence des fonctionnaires qui présente une double caractéristique : celle d’être très insuffisante au regard des loyers dans les zones tendues et celle d’être injuste puisque les fonctionnaires du Pays de Gex en sont exclus.

Dans le cadre du PLFSS, j’ai également soutenu un amendement qui proposait une régulation des installations des médecins afin de lutter contre les déserts médicaux. Je poursuivrai ce combat afin que des solutions pérennes soient trouvés pour les départements les plus touchés dont nous faisons partie.

Parallèlement, la sénatrice que je suis récemment devenue n’oublie pas qu’elle est l’élue de son département. Je veille à être présente dans le département, auprès de tous ses élus, à travers ma permanence ouverte du lundi au vendredi, mais aussi en étant présente moi-même pour toutes et tous, généralement du vendredi au lundi inclus.

Florence Blatrix Contat

Sénatrice PS de l’Ain

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POUR UNE MEILLEURE GESTION EUROPÉENNE DES CRISES AGRICOLES

Le Parlement européen s’apprête à voter les nouvelles règles européennes pour l’Organisation Commune des Marchés (OCM) dans le cadre de la nouvelle Politique agricole comme (PAC).

Bruxelles – 16/10/20 – « Mon objectif, en tant que rapporteur du règlement Organisation Commune des Marchés (OCM), a été de créer des mécanismes efficaces pour prévenir et mieux gérer les crises agricoles. Il est indispensable que les agriculteurs puissent obtenir un revenu plus équitable et plus stable afin de les soutenir dans la transition verte à venir. Dans le contexte actuel de crise sanitaire, la réouverture des négociations nous a permis d’avoir une position plus ambitieuse du Parlement européen sur la régulation des marchés agricoles. » explique Eric Andrieu, Eurodéputé socialiste et auteur de la proposition. Lire la suite

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Pour une relance qui n’oublie personne : les propositions

Alors que les acteurs de la solidarité sont unanimes sur le risque d’une vague de pauvreté dans les mois qui viennent, le Parti socialiste tient à rappeler la nécessité d’accompagner les plus vulnérables.

 « Les 5 à 7 %, les plus pauvres, ce sont les grands oubliés de ce quinquennat » – Christophe Robert de la fondation Abbé Pierre

Des mesures sociales fortes, écologiques et protectrices doivent être mises en place. Il faut éviter que la crise économique aggrave les inégalités et entraîne des millions de personnes dans la précarité.

Depuis le début de la crise sanitaire, le Parti socialiste est force de proposition, pour contrer les conséquences économiques et sociales de la crise du coronavirus. Notre Plan de rebond économique, social et écologique était la pierre angulaire de notre réponse à cette crise. Lire la suite

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